Calculateur d'assurance successorale 2026

Estimez la charge fiscale de disposition réputée au décès et calculez si votre assurance vie couvre l'écart.

Points clés

  • Le Canada n'a pas d'impôt successoral, mais la disposition réputée au décès déclenche l'impôt sur les gains en capital sur tous les actifs ayant pris de la valeur.
  • Les soldes de REER et de FERR sont entièrement imposables comme revenu dans la déclaration finale, sauf en cas de roulement au conjoint.
  • L'exemption pour résidence principale protège votre domicile de l'impôt sur la disposition réputée.
  • Les prestations d'assurance vie sont reçues en franchise d'impôt par les bénéficiaires désignés et contournent entièrement l'homologation.
  • Les dispositions de roulement au conjoint reportent l'impôt successoral jusqu'au décès du deuxième conjoint, mais ne l'éliminent pas.

Obligation fiscale successorale et couverture d'assurance vie au Canada

Le Canada n'a pas d'impôt successoral ni d'impôt sur les successions au sens traditionnel. Cependant, au moment du décès, l'Agence du revenu du Canada (ARC) considère que la personne décédée a vendu tous ses biens en immobilisation à leur juste valeur marchande immédiatement avant le décès. Cette « disposition réputée » déclenche des gains en capital sur tous les actifs ayant pris de la valeur — tels que les immeubles de placement, les actions et les parts d'entreprise — et l'obligation fiscale qui en résulte peut être considérable. De plus, les soldes de REER et de FERR sont entièrement inclus comme revenu dans la déclaration finale du défunt (sauf s'ils sont transférés au conjoint survivant ou à une personne à charge admissible), ce qui pousse souvent la succession dans la tranche d'imposition marginale la plus élevée.

L'effet combiné de la disposition réputée et de l'inclusion des revenus de REER/FERR signifie qu'une succession apparemment prospère peut faire face à une facture fiscale importante — parfois des centaines de milliers de dollars — avant que les actifs ne soient distribués aux héritiers. Sans planification adéquate, la succession peut être contrainte de liquider des actifs à des prix défavorables pour payer l'impôt dû. L'assurance vie est l'un des outils les plus efficaces pour couvrir cette obligation, car la prestation de décès est versée en franchise d'impôt directement aux bénéficiaires désignés, contournant entièrement la succession et préservant la base d'actifs pour la génération suivante.

Comment ça fonctionne

Entrez la juste valeur marchande et le prix de base rajusté de vos principaux actifs (immeubles de placement, placements non enregistrés, parts d'entreprise), ainsi que vos soldes de REER/FERR, votre province de résidence et toute couverture d'assurance vie existante. Le calculateur estime l'impôt sur la disposition réputée de chaque catégorie d'actifs et l'impôt sur le revenu des comptes enregistrés.

Le calculateur compare ensuite l'obligation fiscale successorale totale estimée à votre couverture d'assurance vie existante pour déterminer s'il y a un manque à gagner. S'il y a un écart, il indique le montant d'assurance vie supplémentaire nécessaire pour couvrir entièrement l'obligation afin que les héritiers reçoivent les actifs prévus sans liquidation forcée. Les résultats tiennent également compte du roulement au conjoint — si vous avez un conjoint survivant, les actifs admissibles peuvent être transférés au prix de base rajusté, reportant l'impôt jusqu'au deuxième décès.

Disposition réputée et déclaration de revenus finale

Au moment du décès, l'ARC considère que tous les biens en immobilisation ont été vendus à leur juste valeur marchande. Cette disposition réputée s'applique aux immeubles de placement, aux actions, aux fonds communs de placement, aux FNB et aux parts d'entreprise. Le gain en capital — la différence entre la juste valeur marchande et le prix de base rajusté — est inclus dans la déclaration de revenus finale du défunt. Depuis juin 2024, les premiers 250 000 $ de gains en capital sont inclus à 50 %, et tout montant au-delà à 66,67 %, ce qui signifie que les grandes successions font face à une facture fiscale particulièrement élevée.

En plus des gains en capital, tous les soldes de REER et de FERR sont effondrés dans la déclaration finale comme revenu ordinaire. Un solde de FERR de 500 000 $ combiné à 300 000 $ de gains en capital peut facilement pousser le revenu imposable de la succession au-delà de 1 million de dollars, entraînant des taux d'imposition fédéraux et provinciaux dépassant 50 % sur les dollars marginaux. La résidence principale est exemptée de la disposition réputée, mais les immeubles de placement, les chalets et les logements locatifs ne le sont pas. C'est pourquoi les professionnels en planification successorale insistent sur l'importance de comprendre la portée complète de l'obligation fiscale bien avant le décès.

Utiliser l'assurance vie pour combler l'écart fiscal successoral

L'assurance vie est la pierre angulaire de la planification fiscale successorale au Canada, car la prestation de décès est versée en franchise d'impôt et, lorsqu'un bénéficiaire est désigné, contourne entièrement l'homologation. Une police d'assurance vie permanente (vie entière ou vie universelle) est généralement utilisée pour la planification successorale, car elle garantit une prestation de décès quel que soit le moment où l'assuré décède. La police peut être détenue personnellement ou au sein d'une société, chacune ayant des implications fiscales différentes.

Pour les propriétaires d'entreprise, une stratégie courante consiste à ce que la société détienne une police d'assurance vie sur la vie de l'actionnaire. Au décès de l'actionnaire, la prestation de décès est versée à la société et créditée au compte de dividendes en capital (CDC), permettant la distribution des fonds à la succession ou aux actionnaires survivants sous forme de dividende en capital libre d'impôt. Cela permet effectivement d'utiliser des dollars corporatifs avant impôt pour financer les primes d'assurance tout en offrant une prestation libre d'impôt au décès. Que la police soit détenue personnellement ou par la société, l'objectif principal demeure le même — s'assurer qu'il existe suffisamment de liquidités au moment du décès pour que les héritiers n'aient pas à vendre le chalet familial, l'entreprise ou le portefeuille de placements pour payer l'ARC.

Faits importants

  • Le Canada n'a pas d'impôt successoral ni d'impôt sur les successions, mais la disposition réputée au décès déclenche des gains en capital sur tous les actifs ayant pris de la valeur, comme s'ils avaient été vendus à leur juste valeur marchande.
  • Les soldes de REER et de FERR sont entièrement inclus comme revenu dans la déclaration de revenus finale du défunt, entraînant souvent une imposition au taux marginal le plus élevé.
  • L'exemption pour résidence principale élimine l'impôt sur la disposition réputée d'une résidence principale admissible.
  • Les actifs peuvent être transférés au conjoint survivant au prix de base rajusté, reportant l'obligation fiscale jusqu'au deuxième décès.
  • Les frais d'homologation varient selon la province — l'Ontario facture environ 1,5 % sur les actifs successoraux au-delà de 50 000 $, tandis que l'Alberta impose un maximum forfaitaire de 525 $ quelle que soit la taille de la succession.
  • Les prestations de décès d'une assurance vie versées à un bénéficiaire désigné sont reçues en franchise d'impôt et ne font pas partie de la succession aux fins de l'homologation.
  • Le compte de dividendes en capital (CDC) permet de distribuer le produit d'une assurance vie détenue par une société aux actionnaires sous forme de dividendes en capital libres d'impôt.

Foire aux questions

Le Canada a-t-il un impôt successoral ?

Non, le Canada ne prélève pas d'impôt successoral ni d'impôt sur les successions distinct. Cependant, l'ARC déclenche une disposition réputée au décès, traitant tous les biens en immobilisation comme s'ils avaient été vendus à leur juste valeur marchande. Les gains en capital qui en résultent sont imposés dans la déclaration de revenus finale du défunt. Combiné à l'inclusion complète des soldes de REER/FERR comme revenu, le fardeau fiscal effectif sur une succession peut être très important.

Qu'est-ce que le roulement au conjoint et comment aide-t-il ?

Lorsque des actifs sont légués au conjoint survivant ou au conjoint de fait, ils peuvent être transférés au prix de base rajusté du défunt plutôt qu'à la juste valeur marchande. Cela reporte l'impôt sur les gains en capital jusqu'à ce que le conjoint survivant vende l'actif ou décède à son tour. Les soldes de REER et de FERR peuvent également être transférés en franchise d'impôt aux propres comptes enregistrés du conjoint survivant. Le roulement n'élimine pas l'impôt — il le reporte au deuxième décès.

Combien coûtent les frais d'homologation dans ma province ?

Les frais d'homologation varient considérablement à travers le Canada. L'Ontario facture environ 1,5 % sur les actifs successoraux au-delà de 50 000 $. La Colombie-Britannique facture entre 0,6 % et 1,4 % selon un barème progressif. L'Alberta impose un maximum forfaitaire de 525 $. Le Québec ne facture pas de frais d'homologation pour les testaments notariés. Les actifs avec des bénéficiaires désignés (tels que l'assurance vie, les CELI et les REER avec un bénéficiaire désigné) contournent l'homologation et ne sont pas assujettis à ces frais.

Pourquoi utilise-t-on l'assurance vie pour la planification successorale ?

L'assurance vie fournit des liquidités immédiates et libres d'impôt au moment exact où elles sont nécessaires — lorsqu'une personne décède et que la facture fiscale arrive. Sans assurance, la succession pourrait devoir vendre des actifs illiquides comme un bien immobilier ou une entreprise sous la pression du temps, souvent à rabais. Une police d'assurance vie permanente garantit une prestation de décès connue qui peut être précisément adaptée à l'obligation fiscale successorale estimée, assurant que les héritiers reçoivent les actifs prévus intacts.

La police d'assurance vie devrait-elle être détenue personnellement ou par une société ?

Les deux approches ont leurs mérites. La détention personnelle est plus simple et la prestation de décès va directement aux bénéficiaires désignés en franchise d'impôt. La détention par une société permet de payer les primes avec des dollars corporatifs avant impôt, et la prestation de décès est créditée au compte de dividendes en capital (CDC), permettant une distribution libre d'impôt aux actionnaires. La détention par une société est particulièrement avantageuse pour les propriétaires d'entreprise disposant d'importants bénéfices non répartis. Un conseiller fiscal devrait évaluer la situation spécifique pour déterminer la structure optimale.

Mis à jour mars 2026. Les informations sur cette page sont fournies à titre éducatif seulement. Les règles fiscales, les taux et les programmes gouvernementaux peuvent changer — vérifiez les détails auprès de l’ARC ou d’un conseiller financier qualifié.